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Bureau Asie Pacifique        AFGHANISTAN

Explanation sought for closure of government daily Arman-e-Mili

RAHA/17/October/2003
Reporters Without Borders (Reporters sans frontières) today called on informati
on and culture minister Sayeed Makhdoom Raheen to explain the closure of Afghanistan¹s second most important daily, the state-owned Arman-e-Mili (National Will), which recently carried articles criticising President Hamid Karzai¹s administration. The move appears to violate government undertakings regarding the independence and development of the state media.

"If this a political decision aimed at banning any criticism of the government in the state-owned press, we urge you to reverse it and to reinstate the journalists in their posts," Reporters Without Borders said in a letter to the minister.

Arman-e-Mili¹s last issue appeared on 11 October after the government ordered its "administrative closure" one day earlier. T
he information and culture minister said it was a "measure of a budgetary nature."

AFP quoted the minister as saying at a press conference: "There are currently 265 dailies, weeklies and other publications in Afghanistan. Five of them belong to the government and are subsidized by public funds, often with the same articles and the same photos. So we decided to close one of them."

But the daily¹s editor in chief, Mirhaidar Motahar, claims that the closure was linked to its increasingly more independent editorial line. He said Arman-e-Mili had often reported popular discontent with government decisions.

As the newspaper received part of its financing from the defence ministry, its closure could also be linked to power struggles within the government. Defence minister Mohammed Fahim heads a major opposition current within the transition government. As Arman-e-Mili very rarely criticised Fahim, President Harmai¹s associates may have suspected it of being in his pay.

Arman-e-Mili had a circulation of 5,000, one of the largest in Afghanistan. It employed 17 journalists and had some 15 other employees.

 
AFGHANISTAN

Reporters sans frontières demande des explications après la fermeture du quotidien gouvernemental Arman-e-Mili

Le quotidien Arman-e-Mili ("La volonté du peuple") a fermé le 11 octobre sur ordre du gouvernement. Propriété de l¹Etat et deuxième quotidien du pays, Arman-e-Mili avait récemment publié des articles critiques à l¹égard du gouvernement d¹Hamid Karzaï.

Reporters sans frontières s¹interroge sur cette décision qui semble contredire les engagements pris par le gouvernement en matière d'indépendance et de développement des médias publics. L¹organisation a demandé des explications au ministre de l¹Information et de la Culture, Sayeed Makhdoom Raheen sur les raisons qui ont poussé le gouvernement à prendre une décision aussi brutale. "S¹il s¹agit d¹une décision politique destinée à interdire l¹_expression de toute critique à l¹égard du gouvernement dans la presse d'Etat, nous vous prions de bien vouloir revenir sur cette décision et de réintégrer les journalistes à leur poste", a écrit l¹organisation.

Le quotidien gouvernemental en dari Arman-e-Mili a cessé de paraître le 13 octobre 2003 après que le gouvernement a ordonné sa "fermeture administrative". Le ministre de l¹Information et de la Culture, Sayeed Makhdoom Raheen a déclaré qu¹il s¹agissait d¹une "mesure d¹ordre budgétaire". "Il y a actuellement en Afghanistan deux cent soixante-cinq quotidiens, hebdomadaires et autres publications. Cinq d¹entre eux appartiennent au gouvernement et sont subventionnés par des fonds publics, avec souvent les mêmes articles et les mêmes photos. Nous avons donc décidé de fermer l¹un d¹entre eux", a expliqué le ministre lors d¹une conférence de presse rapportée par l'AFP.


De son côté, le rédacteur en chef du quotidien, Mirhaidar Motahar considère que cette fermeture est liée à sa ligne éditoriale de plus en en plus indépendante du gouvernement. Selon le journaliste, le quotidien a souvent relaté le mécontentement populaire suscité par les choix du gouvernement d'Hamid Karzaï.

Comme le journal recevait une partie de son financement du ministère de la Défense, cette décision pourrait également être liée aux conflits de pouvoir à l'intérieur du gouvernement. Le ministre de la Défense, Mohammed Fahim, représente une force d¹opposition incontournable au sein du gouvernement de transition. Dans la mesure où il ne l'a que très rarement critiqué, Arman-e-Mili serait alors suspecté par les proches du Président d¹être à la solde du ministre de la Défense.

Avec ses cinq mille exemplaires, un des plus gros tirages de la presse afghane, Arman-e-Mili employait dix-sept journalistes et une quinzaine d'employés.

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Vincent Brossel
Asia - Pacific Desk
Reporters Sans Frontières
5 rue Geoffroy Marie
75009 Paris
33 1 44 83 84 70
33 1 45 23 11 51 (fax)
asia@rsf.org
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